06 31 21 36 59

Lieu-Dit Burladis - 47500 FUMEL

Au cabinet ou en téléconsultation

Mardi au Samedi de 9:00 à 20:00

Top

Alimentation de Pâques

Nous voici à quelques jours des fêtes de Pâques. Aussi, je vous emmène du côté de l’histoire de l’alimentation et des traditions pascales. Car si aujourd’hui le chocolat est à l’honneur pour cette fête, cela est très récent. Bien loin des fêtes païennes et animiques puis des traditions religieuses judéo-chrétiennes qui sont à l’origine de cette fête.

Commençons par le commencement

Étymologiquement, le mot Pâque au singulier, viendrait de l’hébreu Pessa’h qui signifie « le passage ». Dans les écritures de l’Ancien Testament, nous lisons que le peuple juif a fui l’Égypte. Pour se faire, il a traversé la mer rouge. D’où l’origine du passage. C’est pourquoi dans le calendrier hébraïque, la Pâque juive est fêtée le jour de la pleine lune de printemps, le 14 Nisan.

Toujours d’après les écritures bibliques, la crucifixion de Jésus Christ aurait eu lieu la veille du Sabbat durant la préparation de la Pâque. Ressuscité 3 jours plus tard, sa résurrection est alors célébrée le dimanche suivant la pleine lune de printemps.

Comme nous le voyons, les dates de ces fêtes judéo-chrétiennes se basent sur la pleine lune de printemps.

Or bien avant, ces religions, les peuples étaient souvent animistes. C’est-à-dire qu’ils croyaient aux esprits de la Nature. Le printemps se fêtait, pour tout ce qu’il représentait et engendrait. Comme, la fin des longs mois d’hiver, le retour de la lumière et de la chaleur, d’une Nature plus généreuse quant à l’alimentation, la renaissance.

Dans l’antiquité, ces éléments et forces de la Nature sont devenus des Dieux et déesses. D’ailleurs de nombreuses légendes et la mythologie évoquent également le renouveau lié au printemps et les fêtes qui l’accompagnaient.

Côté alimentation pour Pâques

Selon les époques et les croyances, les traditions ont évolué.

Il faut bien avoir conscience que dès la préhistoire les solstices et équinoxes comme le printemps étaient fêtés. Mais les moyens alimentaires à disposition étaient ceux que ces Hommes recevaient de la Nature. Il pouvait s’agir de sacrifices, d’offrandes des premiers végétaux, de coquillages et autres aliments naturels. Le sang arrive pour nourrir la Terre Mère avant tout.

Au fil des siècles et des millénaires, jusque dans l’Antiquité, les moyens mis en œuvre évoluent. De chasseurs cueilleurs, les Hommes domestiquent les animaux avec l’élevage, et les végétaux avec l’agriculture.

Pour la Pâque juive, le peuple en fuite n’avait pas de levain. D’où les pains sans levain appelé pain azyme. On y trouve l’agneau Pascal, un œuf, des karpas (mélange de persil, céleri, radis, pomme de terre, trempés dans l’eau salée). La boisson est du harosset, faite d’amandes, de pommes, de dattes et de vin.

Pour les fêtes de Pâques chrétiennes, l’agneau pascal est traditionnellement consommé. L’œuf apparaît parfois, lié à Marie-Madeleine.

Traditionnellement, les œufs sont cuits, durs, et décorés. Les œufs en chocolat sont donc issus de la religion judéo-chrétienne.

Lapin, cloches et autres formes de chocolat sont uniquement conçus dans un but commercial moderne.

Laurence MYR

Diététicienne nutritionniste Diplômée d’État spécialisée - D.U. Nutrition de l'Obésité et Conséquences Métaboliques, D.I.U. Troubles du Comportement Alimentaire (TCA) et DPC Diabète (DT2)

Soyez le premier à écrire un commentaire !

Écrire un commentaire